La loi n° 2026-470 du 11 juin 2026 est publiée au Journal officiel. Elle complète l’article L. 5422-2 du Code du travail afin de permettre la modulation de la durée d’indemnisation des allocataires dont la privation d’emploi résulte d’une rupture conventionnelle individuelle. La mise en œuvre effective des durées prévues par l’avenant n° 3 du 25 février 2026 demeure subordonnée à son agrément par arrêté du Premier ministre et à la date d’application retenue. Pour ses estimations financières, l’étude d’impact utilise l’hypothèse d’une mise en œuvre en septembre 2026.
| Profil | Règles actuelles | Nouvelles règles (après agrément) | Variation |
|---|---|---|---|
| < 55 ans — métropole | 18 mois | 15 mois | −3 mois |
| < 55 ans — outre-mer (hors Mayotte) | 24 mois | 20 mois | −4 mois |
| ≥ 55 ans — métropole | 22,5 ou 27 mois | 20,5 mois | −2 à 6,5 mois |
| ≥ 55 ans — outre-mer (hors Mayotte) | 30 mois (55-56 ans) / 36 mois (57 ans et +) | 30 mois | Inchangé (55-56 ans) / −6 mois (57 ans et +) |
Loi n° 2026-470 du 11 juin 2026. Transposition de l’avenant n° 3 du 25 février 2026. Agrément par arrêté du Premier ministre attendu.
La loi ajoute un nouveau critère à l’art. L. 5422-2 C. trav. Jusqu’à présent, la durée d’indemnisation dépendait de l’âge du demandeur et de ses conditions d’activité antérieure. Le texte modifié permet désormais de moduler la durée pour les allocataires dont la privation d’emploi résulte d’une rupture conventionnelle individuelle (2° du I de l’art. L. 5422-1). C’est cette base légale qui permet d’agréer l’avenant n° 3 prévoyant des durées réduites pour les ruptures conventionnelles individuelles.
Pour les allocataires âgés de 55 ans et plus, une prolongation peut être sollicitée afin de retrouver les plafonds de droit commun. Elle est subordonnée à l’examen des démarches effectives de recherche d’emploi au douzième mois, dans le cadre d’un accompagnement personnalisé et intensif.
La procédure de rupture conventionnelle ne change pas. Seule la couverture chômage du salarié évolue. Mais l’impact RH est réel.
Depuis le 1er janvier 2026, la contribution patronale sur les indemnités de rupture conventionnelle exonérées de cotisations de sécurité sociale est passée de 30 % à 40 % (LFSS 2026, art. L. 137-12 CSS). Cette mesure et la réduction de la durée d’indemnisation s’inscrivent dans un mouvement de renchérissement et d’encadrement du recours à la rupture conventionnelle.